dossier Covid-19 : les politiques libérales en accusation

Peut-on lutter efficacement contre la pandémie de covid-19 avec des méthodes fidèles aux dogmes libéraux, alors que ceux-ci ont précisément conduit à méconnaître la crise puis à l’aggraver, notamment en affaiblissant la recherche et le service public hospitalier ? Pour le gouvernement, la réponse est oui, comme en témoignent sa gestion de la crise et plus particulièrement les dispositions de la loi de finances rectificative et les mesures de l’état d’urgence sanitaire, entré lui en vigueur le 24 mars, qu’il a fait adopter par le Parlement. Pour les membres du groupe CRCE, la réponse est en revanche négative. Ils se sont donc abstenus lors du vote de cette loi de finances rectificative et se sont prononcés contre les mesures d’urgence proposées par Emmanuel Macron : pleins pouvoirs au gouvernement pendant deux mois, sans contrôle ou presque ni vote du Parlement ; dérogations injustifiées au droit du travail en matière de congés, de repos hebdomadaires et dominicaux ; mais refus de mettre à contribution les ménages les plus riches et les actionnaires.

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Les questions écrites

L’ensemble des questions écrites posées au gouvernement par votre sénatrice ou votre sénateur.

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La pandémie sanitaire que nous subissons ne permet pas de rester à moyens constants !

Réforme des études médicales -

Par / 16 avril 2020

Madame Laurence Cohen interroge la Ministre de l’Enseignement Supérieur et la Recherche sur la réforme des études de médecine.

La pandémie actuelle révèle encore davantage le besoin de médecins. Le numérus clausus appliqué pendant des années a contribué à une pénurie de généralistes et de spécialistes.
La réforme des études médicales issue de la loi N° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et la transformation de notre système de santé et qui entrera en vigueur à la rentrée 2020 doit tenir compte de cette situation liée aux risques pandémiques à venir.
Aussi, elle lui demande si le gouvernement entend de façon exceptionnelle, d’une part, augmenter le numérus clausus liée à la PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé) cette année, et d’autre part, s’il entend accorder des moyens supplémentaires importants aux universités afin de pouvoir accueillir et former davantage d’étudiant.e.s avec le nouveau système lié à la réforme des études médicales.
La pandémie sanitaire que nous subissons permet, encore moins qu’hier, de rester à moyens constants tels qu’envisagés avant la crise sanitaire. Il ne serait pas acceptable qu’une nouvelle épidémie mette à nouveau en tension les hôpitaux publics, faute de médecins en nombre suffisant.

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